CAUSE

Posted by admin | FREE IRAN | Lundi 16 novembre 2009 22:17

IranElection

THE CAUSE

The outgoing Iranian president, Mahmoud Ahmadinejad, was officially declared winner, Saturday, June 13, the presidential election held yesterday, with passion, aggressiveness and participation (over 85%) rarely equaled. Saturday afternoon, the Interior Ministry has officially announced his election as the first round with 62.6% of votes. An overwhelming score, although little in all calculations with estimates made so far and the statements coming out of the polls.

Whoever, during the campaign, became his most serious rival, former Prime Minister Mir Hossein Moussavi, supported by what appeared to be a « green wave » (symbol of the campaign) reform, which brought together many youth and women, gets only 33.75% of the votes according to the Minister of Interior. The other two candidates, the reformist Mehdi Karoubi, former parliament speaker, and the moderate conservative Mohsen Rezai, former chief of historic Revolutionary Guards, would just figuration with less than 2% each.

Early in the morning, while 90% of ballots had been counted, the campaign manager for Mr. Ahmadinejad welcomed already: « The difference between the number of votes obtained by Ahmadinejad and those collected by his rivals as is any doubt victory will be interpreted as a form of humor by the public, » said Mojtaba Hashemi Samareh.

Without waiting for the official proclamation of results, Mr. Moussavi, who as of Friday afternoon, on the basis of opinion polls, had also claimed victory, forcefully denounced a « manipulation » massive ballot and many violations. In a statement read to the press, Mr. Moussavi, whose electorate is mainly in urban centers, said his supporters had « found in some cities like Shiraz, Isfahan and Tehran, a lack of ballots. » Our representatives have been excluded during the counting and some of our HQ attacked. I will continue with the support of the people, the people behind these illegal acts, » he added.

CLASHES BETWEEN YOUTH PRO-MOUSSAVI AND POLICE

Indeed, the disturbing excesses have not failed. According to witness accounts reached by telephone in Tehran, about 17: 30 pm local time on Friday, one of two campaign headquarters of Mir Hossein Moussavi, who was led by the former reformist president Mohammad Khatami to Qetarieh north Tehran was attacked by militiamen Bassijis, fervent supporters of Mr. Ahmadinejad and members of security forces. They destroyed computers with batons and dispersed the activists with tear gas bombs and pepper. Locally, Abdullah Ramazanzadeh, former spokesman for Mr. Khatami has demanded an official document to the police who closed their premises and raised seal.

In the evening, four newspapers have been closed: Donya Ehtessad, Asr-e Ehtessad, Farhang-e Ashti and Qalam-e Sabz, whose director is none other than Mir Hossein Moussavi. Several websites have been closed, including Qalam, the site of the candidate Moussavi, and sending SMS hindered.

A similar attack took place around 1:30 Saturday morning at the host information campaign Moussavi, who also serves as the newsroom for his news agency Qalam News and its website, Zartocht Street. The Basij militia have destroyed the computers, then sealed again, has been raised. Dozens of supporters of Mr. Moussavi who were there have been violently dispersed. « It’s a coup, » they felt.

Around 3 am, we could observe Bassijis motor racing down the streets of Tehran, waving Iranian flags and shouting « Moussavi, bye bye, » to make fun of the slogan « Ahmadi, bye bye » as hundreds of thousands of Tehran sang every night of the campaign. Dozens of convoys of police of a forty vehicles each, escorted by squads of motorcycle Bassijis had invaded large areas of the capital. The tension was palpable.

Saturday afternoon, young supporters of Mir Hossein Moussavi confronting the police in several areas of Tehran, according to AFP correspondents on the spot and witnesses. The police repeatedly charged the demonstrators with truncheons but can successfully disperse. A little later, men dressed in civilian clothes riding a motorcycle attacked young demonstrators pro-Moussavi, beating them with batons.

http://www.freeiran.fr

LA CAUSE

Le président iranien sortant, Mahmoud Ahmadinejad, a été déclaré officiellement vainqueur, samedi 13 juin, de l’élection présidentielle qui s’est tenue la veille, avec une passion, une hargne et une participation (plus de 85 %) rarement égalées. Samedi après-midi, le ministère de l’intérieur a officiellement annoncé son élection dès le premier tour avec 62,6 % des voix. Un score écrasant, bien peu en rapport avec tous les calculs prévisionnels effectués jusque-là et les déclarations au sortir des urnes.

Celui qui, au long de la campagne, était devenu son plus sérieux rival, l’ex-premier ministre Mir Hossein Moussavi, soutenu par ce qui semblait être une « vague verte » (symbole de la campagne) réformatrice, qui avait rassemblé de nombreux jeunes et des femmes, n’obtient que 33,75 % des voix selon le ministre de l’intérieur. Les deux autres candidats, le réformateur Mehdi Karoubi, ex-président du Parlement, et le conservateur modéré Mohsen Rezai, ex-chef historique des Gardiens de la révolution, feraient juste de la figuration avec moins de 2 % chacun.

Tôt dans la matinée, alors que 90 %  des bulletins avaient été dépouillés, le directeur de campagne de M. Ahmadinejad se félicitait déjà : « La différence entre le nombre de votes obtenu par Ahmadinejad et celui recueilli par ses rivaux est telle que tout doute sur sa victoire sera interprété comme une forme d’humour par l’opinion publique », affirmait Mojtaba Samareh Hachémi.

Sans attendre la proclamation officielle des résultats, M. Moussavi qui, dès vendredi après-midi, sur la foi des enquêtes d’opinion, avait lui aussi revendiqué la victoire, a dénoncé avec force une « manipulation » massive du scrutin et de nombreuses violations. Dans un communiqué lu à la presse, M. Moussavi, dont l’électorat réside surtout dans les centres urbains, a affirmé que ses partisans avaient « constaté dans certaines villes comme Chiraz, Ispahan et Téhéran, un manque de bulletins de vote ». « Nos représentants ont été écartés lors du dépouillement et certains de nos QG attaqués. Je poursuivrai, avec le soutien du peuple, les personnes à l’origine de ces actes illégaux », a-t-il ajouté.

AFFRONTEMENTS ENTRE JEUNES PRO-MOUSSAVI ET POLICIERS

De fait, les débordements inquiétants n’ont pas manqué. Selon le récit de témoins joints par téléphone à Téhéran, vers 17 h 30 heure locale, vendredi, un des deux quartiers généraux de campagne de Mir Hossein Moussavi, celui qui était animé par l’ex-président réformateur Mohammad Khatami à Qetarieh, au nord de Téhéran, a été attaqué par des miliciens bassidjis, fervents soutiens de M. Ahmadinejad et des membres des forces de sécurité. Ils ont détruit les ordinateurs à coups de bâton et dispersé les militants avec des gaz lacrymogènes et des bombes au poivre. Sur place, Abdullah Ramazanzadeh, ancien porte-parole de M. Khatami, a exigé un document officiel aux policiers qui fermaient les locaux et posaient des scellés.

Dans la soirée, quatre journaux auraient été fermés : Donya Ehtessad, Asr-e Ehtessad, Farhang-e Ashti et Qalam-e Sabz, dont le directeur n’est autre que Mir Hossein Moussavi. Plusieurs sites Internet ont aussi été fermés, dont Qalam, le site du candidat Moussavi, et l’envoi de SMS entravé.

Une attaque similaire a eu lieu vers 1h30, samedi matin, au siège du centre d’information de la campagne Moussavi, qui sert aussi de salle de rédaction pour son agence de presse Qalam News et son site, rue Zartocht. Des bassidjis ont détruit les ordinateurs, puis des scellés, là aussi, ont été posés. Les dizaines de partisans de M.Moussavi qui se trouvaient là ont été dispersés violemment. « C’est un coup d’Etat », ont-ils estimé.

Vers 3 heures du matin, on pouvait observer des bassidjis motorisés, dévalant les rues de Téhéran, agitant des drapeaux iraniens et criant « Moussavi, bye bye, », pour se moquer du slogan « Ahmadi, bye bye » que des centaines de milliers de Téhéranais ont entonné chaque soir de la campagne. Des dizaines de convois des forces de l’ordre d’une quarantaine de véhicules chacun, escortés par des escouades de bassidjis à moto, avaient envahi les grands axes de la capitale. La tension était palpable.

Samedi après-midi, de jeunes partisans de Mir Hossein Moussavi affrontaient la police dans plusieurs endroits de Téhéran, selon des correspondants de l’AFP sur place et des témoins. La police a, à plusieurs reprises, chargé les manifestants à la matraque sans toutefois pouvoir réussir à les disperser. Un peu plus tard, des hommes habillés en civil se déplaçant à moto s’en sont pris à de jeunes manifestants pro-Moussavi, les frappant à coup de matraques.

Marie-Claude Decamps
www.lemonde.fr

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