EIGHT PROTESTERS KILLED

Posted by arthur | FREE IRAN | Lundi 28 décembre 2009 02:22

AT LEAST EIGHT PROTESTERS KILLED BY POLICE IN IRAN

Huit demonstrators were killed, 300 arrested and dozens wounded Sunday, December 27 in Iran, during the most violent confrontations since those who have followed the re-election of Mahmoud Ahmadinejad in June. The official media confirmed late afternoon that the opposition press had indicated throughout the day, namely, the death of « many » demonstrators under the bullets of the police and Basij militiamen. The police, she now recalls the death of « five protesters.

The victims included Ali Moussavi nephew of Mir Hossein Mousavi, former presidential candidate with the current partisan Mahmoud Ahmadinejad. Selon certains témoignages, les manifestants convergeraient vers l’hôpital Ebn Sina où se trouve sa dépouille. According to some witnesses, protesters converge to the hospital Ebn Sina where his remains.

In all, they are tens of thousands of people took to the streets in Iran, benefiting from the influx linked to the many ceremonies of Ashura, religious day of mourning commemorating the martyrdom of Imam Hossein, the central figure of Shiism. The demonstrations were held in the capital Tehran, but also in the holy city of Qom, Isfahan, Najafabad at Arak and Tabriz.Four opponents killed demonstrators in Tehran, the other four in Tabriz. In Tehran, three of four people have been killed by « direct fire » of law enforcement, reports the website Rahesabz, a leading opposition media.

« VANDALISM »

As was the case in the weeks that followed the disputed réection Mahmoud Ahmadinejad, the official media accused the « foreign media » to cause such movement of anger against the president re-elected. The news agency Fars said that groups of « vandals » have damaged public and private buildings and « disrespectful » to the holy festival of Ashura.

The demonstrators have lit several fires to protect themselves from tear gas and slow down the police assault which they threw stones, erecting barricades sometimes as near Azadi Square (West). « We will fight, we die but we will resume the ‘Iran, « chanted the demonstrators also shouted: » This is the month of blood, and Bassijis will fall « double allusion to the mourning month of Moharram which Ashura is the climax and the militia of the Islamic regime used by the government against demonstrators.

POLICE ON THE SIDE OF OPPONENTS

Also according to witnesses, vehicles and police motorcycles were burned by protesters who chanted « Death to the dictator » and several policemen were also wounded. The opposition media have also reported that police would have sided with the opposition, refusing to shoot them. 

In a statement, the Foreign Ministry has condemned French « arbitrary arrests and violence against ordinary protesters. The Quai d’Orsay also calls for a « political solution to f ace the persistence of popular movements and the escalation of repression. » The White House also « strongly condemned the violent repression and unfair to civilians seeking to exercise their rights universal in Iran « .

LEMONDE.FR with AFP and Reuters | 27.12.09 | 11:19 • Updated 27.12.09 | 20h41

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AU MOINS HUIT MANIFESTANTS TUÉS PAR LA POLICE EN IRAN

Huit manifestants ont été tués, 300 arrêtés et des dizaines blessés dimanche 27 décembre en Iran, lors des  affrontements les plus violents depuis ceux qui ont suivi la réelection de Mahmoud Ahmadinejad au mois de juin. Les médias officiels ont confirmé en fin d’après-midi ce que la presse d’opposition avait indiqué tout au long de la journée, à savoir, la mort de « plusieurs » manifestants sous les balles de la police ou des Bassidjis. La police, elle, évoque désormais la mort de « cinq manifestants ».

Parmi les victimes figure Ali Moussavi neveu de Mir Hossein Moussavi, ancien candidat à la présidentielle face à l’actuel partisan Mahmoud Ahmadinejad. Selon certains témoignages, les manifestants convergeraient vers l’hôpital Ebn Sina où se trouve sa dépouille.

En tout, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui ont envahi les rues iraniennes, profitant de l’affluence liée aux nombreuses cérémonies de l’Achoura, journée de deuil religieux commémorant le martyre de l’imam Hossein, figure centrale du chiisme. Les manifestations se sont déroulées dans la capitale Téhéran, mais aussi dans la ville sainte de Qom, à Ispahan, à Najafabad, à Arak ou à Tabriz. Quatre des opposants tués manifestaient à Téhéran, les quatre autres à Tabriz. A Téhéran, trois des quatre personnes ont été tuées par des « tirs directs » des forces de l’ordre, rapporte le site internet Rahesabz, l’un des principaux médias de l’opposition.

« VANDALES »

Comme ce fût le cas dans les semaines qui ont suivi la réection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, les médias officiels ont accusé la « presse étrangère » d’être à l’origine de ces mouvements de colère contre le président réélu. L’agence de presse Fars précise que des groupes de « vandales » ont endommagé des bâtiments publics et privés et « manqué de respect » à la fête sainte de l’Achoura.

Les manifestants ont allumé de nombreux incendies pour se protéger des gaz lacrymogènes et ralentir les assauts des policiers auxquels ils jetaient des pierres, érigeant parfois des barricades comme près de la place Azadi (ouest). « Nous nous battrons, nous mourrons mais nous reprendrons l’Iran », scandaient les manifestants, criant aussi: « C’est le mois du sang, et les bassidjis vont tomber », double allusion au mois de deuil de Moharram dont Achoura est le point culminant et à la milice du régime islamique utilisée par le gouvernement contre les manifestants.


« DES POLICIERS RANGÉS DU CÔTÉ DES OPPOSANTS »

Toujours selon les témoignages, des véhicules et motos de police ont été incendiés par les manifestants qui scandaient « mort au dictateur » ; plusieurs policiers auraient également été blessés. Les médias d’opposition ont également indiqué que des policiers se seraient rangés du côté des opposants, refusant de leur tirer dessus. 

Dans un communiqué, le ministère des affaires étrangères français a condamné « les arrestations arbitraires et les violences commises contre de simples manifestants ». Le Quai d’Orsay appelle également à une « solution politique face à la persistance des mouvements populaires et à l’aggravation de la répression ». La Maison Blanche a également « fermement condamné la répression violente et injuste de civils cherchant à exercer leurs droits universels en Iran ».

LEMONDE.FR with AFP and Reuters | 27.12.09 | 11:19 • Updated 27.12.09 | 20h41

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