REPRESSION CONTINUES IN IRAN

Repression continues in Iran
The regime of Mahmoud Ahmadinejad has set new opponents on Tuesday, including the sister of the lawyer Shirin Ebadi, Nobel Peace in 2003. And announced the holding of a cons-demonstration on Wednesday. The arrests of opponents continued Tuesday in Iran after the major anti-government demonstrations of Ashura, but opposition leaders seem to have obtained a stay power that has provided a cons-national event Wednesday. Several senior regime officials had called on Monday copies of legal sanctions against leaders of the opposition. But Parliament Speaker Ali Larijani said on Tuesday it had established a distinction between « revolutionary-cons » who have demonstrated Sunday in Iran and the reformist opposition within the regime. Meanwhile, authorities have made further arrests of opponents of President Mahmoud Ahmadinejad, especially for journalists and activists of human rights but also the sister of the Nobel Prize, Shirin Ebadi.
The sister of Shirin Ebadi Nobel arrested
The latter, who lives in exile and is highly critical of the Iranian government, said it was an attempt to lobby against it. « My sister had no political activity (…) and his arrest is an attempt to pressure me to stop my activities to defend human rights, « she said in a statement released by the opposition website Rahesabz. Rahesabz, principal forum for opposition to reform, has also announced seven new arrests of journalists, including those of Mashallah Shamsolvaezin, who heads the Association of Iranian Journalists and secretary of the association, Badrolsadat Mofidi. Police also arrested the militant women’s rights Mansoureh Shojaie and Shapur Kazemi, brother of opposition leader Mir Hossein Moussavi, according Rahesabz.
Call for cons-demonstration
On Monday, authorities had already arrested at least a dozen journalists, human rights or people close to the main opposition leaders, including Baghi, head of the Iranian Association for the rights of prisoners. However, opposition leaders seem to have won a reprieve. The distinction made by the President of Parliament is a break in the discourse of power, which had instead multiplied in recent weeks with accusations the opposition leaders as « leaders of the conspiracy » aimed, according to authorities, the reversal the Islamic Republic. Ali Larijani, however, they strongly urged, as the guide of the Islamic Republic Ali Khamenei in mid-December, « separate from the pernicious movement ‘that challenges the legitimacy of the re-election of Mahmoud Ahmadinejad in June, and to refrain the future of criticism.
In response to massive demonstrations on Sunday – which have killed eight people – the authorities announced Wednesday the holding of public rallies « against those who have not respected the values of Ashura, » referring to the opposition which advantage of this day of mourning on Sunday for Shiite religious organizing its events.
(Source AFP)
————————————————————————————————————————————————————————
La répression continue en Iran
Le régime de Mahmoud Ahmadinejad a arrêté de nouveaux opposants ce mardi, parmi lesquels la sœur de l’avocate Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix 2003. Et annoncé la tenue d’une contre-manifestation mercredi.Les arrestations d’opposants se sont poursuivies mardi en Iran après les grandes manifestations antigouvernementales de l’Achoura, mais les dirigeants de l’opposition semblent avoir obtenu un sursis du pouvoir qui a prévu une contre-manifestation nationale mercredi. Plusieurs hauts responsables du régime avaient demandé lundi des sanctions judiciaires exemplaires contre des leaders de l’opposition. Mais le président du Parlement Ali Larijani a affirmé mardi qu’il fallait établir une distinction entre les «contre-révolutionnaires» qui ont manifesté dimanche en Iran et l’opposition réformatrice au sein du régime. Parallèlement, les autorités ont procédé à de nouvelles arrestations d’opposants au président Mahmoud Ahmadinejad, visant notamment journalistes et militants des droits de l’Homme mais aussi la sœur du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi.
La soeur de la Nobel Shirin Ebadi arrêtée
Cette dernière, qui vit en exil et est très critique à l’égard du gouvernement iranien, a estimé qu’il s’agissait d’une tentative de pression contre elle. «Ma sœur n’avait aucune activité politique (…) et son arrestation est une tentative de pression pour que j’arrête mes activités pour la défense des droits de l’Homme», a-t-elle déclaré dans un communiqué publié par la site d’opposition Rahesabz. Rahesabz, principal forum de l’opposition réformatrice, a également annoncé sept nouvelles arrestations de journalistes, dont celles de Mashallah Shamsolvaezine, qui dirige l’Association des journalistes iraniens, et du secrétaire de cette association, Badrolsadat Mofidi. La police a aussi arrêté la militante des droits des femmes Mansoureh Shojaie, ainsi que Chapour Kazemi, beau-frère du leader de l’opposition Mir Hossein Moussavi, selon Rahesabz.
Appel à la contre-manifestation
Lundi, les autorités avaient déjà arrêté au moins une quinzaine de journalistes, défenseurs des droits de l’homme ou personnalités proches des principaux dirigeants de l’opposition, notamment Emadeddin Baghi, responsable de l’Association iranienne pour la défense des droits des prisonniers. En revanche, les leaders de l’opposition semblent avoir obtenu un sursis. La distinction faite par le président du Parlement constitue une rupture dans le discours du pouvoir, qui avait au contraire multiplié ces dernières semaines les accusations présentant les leaders de l’opposition comme «les chefs de la conspiration» visant, selon les autorités, au renversement de la République Islamique. Ali Larijani leur a toutefois fermement enjoint, comme le guide de la république islamique Ali Khamenei à la mi-décembre, de «se séparer du mouvement pernicieux» qui conteste la légitimité de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin, et de s’abstenir à l’avenir de toute critique.
Pour répondre aux manifestations massives de dimanche – qui ont fait huit morts -, les autorités ont annoncé la tenue mercredi des rassemblements de population «contre ceux qui n’ont pas respecté les valeurs de l’Achoura», allusion à l’opposition qui a profité de cette journée de deuil religieux chiite dimanche pour organiser ses manifestations.
(Source AFP)
————————————————————————————————————————————————————————
More Info: www.liberation.fr




