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Autoportraits ou Monologues Iraniens de Cléo Smeets
L’Iran aujourd’hui, huit femmes, leurs confidences. La parole se libère pour nous toucher par son urgence et sa modernité. Ces autobiographies, inspirées de vies réelles, nous dévoilent secrets, transports, indignation, désirs, colère.
« Comment rendre une parole? Comment la réinventer? Se nourrir de toutes celles qui m’ont dit, qui m’ont fait confiance? Toutes celles qui pendant quelques années ont jalonné ma vie d’étrangère. Elles se sont confiées, dans leur propre langue, avec leurs propres mots. Réinventer leur discours, le faire advenir pour le donner à entendre, en saisir le rythme, l’élégance et la spontanéité, la pudeur et la vivacité. » Ces questions constituent la première motivation de l’écriture de Cléo Smeets qui à travers huit monologues, en prêtant aux vies réelles une liberté poétique de la parole, permet aux femmes iraniennes de se dévoiler elles-mêmes, en Autoportraits pleins de justesse et d’envol.
Il n’y a pas d’histoire, il y a des histoires, les leurs, qui se succèdent, se mêlent et s’entrechoquent. Puis il y a l’histoire avec un grand H, celle qui a changé leurs vies, celle avec laquelle il faut faire tant bien que mal et qui se met si souvent en travers du chemin. Elles ont dix-huit, trente, et cinquante ans, elles espèrent, elles craignent, elles se battent, elles renoncent, elles avancent, elles concluent- elles nous disent. Nous devenons en quelque sorte les confidents de ces récits autobiographiques, témoins devant le mystère des vies possibles qui nous sont contées, et par delà : leurs attentes, leurs peines, leurs stigmates…. Nous assistons de près à un phénomène vieux comme le théâtre : la parole prend vie dans la bouche de l’acteur. Elle n’est plus secrète et honteuse, elle s’enflamme et clame sa vérité irrécusable, au-delà des frontières, au-délà des interdits. C’est là une nécessité inscrite dans le corps du texte : il doit être incarné et dit pour soulager le silence dont il est souffre-douleur.
Les actrices non-iraniennes deviennent des portes-paroles et des portes-douleurs, proches dans leur distance. A travers elles, les échos du pays des mille et une nuits, de mille et un rêves et mille et un cauchemars, résonneront pour déchirer le voile. La mise en scène se veut ici un portrait de la transgression, de la tension intrinsèque à l’aveu sous l’apanage de la censure. Il s’agit de la difficile liberté que le théâtre et l’art en général, ne serait-ce que l’espace d’un instant éphémère, peuvent nous offrir.
Infos pratiques:
Dates: du Mercredi 7 avril au 17 juin 2010
Horaires: 21:30
Lieu: Aktéon Théâtre
Adresse: 11 rue du Général Blaise 75011 Paris
Métro: Saint Ambroise, Voltaire, Saint Maur
Mail: autoportraits.iraniens@gmail.com
Site: www.monologuesiraniens.com
Pour réserver:
www.akteon.fr
www.billetreduc.com
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Self-portraits or Monologues Iranians Cleo Smeets.
Iran today, eight women, their confidences. Speech is free to touch us by its urgency and its modernity. These autobiographies, inspired by real lives, we reveal secrets, transportation, anger, desire, anger.
« How can a word? How to reinvent it? Feeding all those who told me who trusted me? All those who for some years have marked my life as a foreigner. They are entrusted in their own language, their own words. Reinventing their speeches, do happen to suggest, to grasp the rhythm, elegance and spontaneity, modesty and vivacity. « These issues constitute the primary motivation for writing that Cleo Smeets through eight monologues by lending to real lives a poetic freedom of speech, allows Iranian women to unveil themselves in self-portraits full of correctness and off. There is no story, there are stories, their own, following each other, mingle and collide. Then there’s the story with a capital H, that changed their lives, one with which we must do better or worse and who puts so much in the way. They were eighteen, thirty and fifty years, they hope, they fear, they fight, they give up, they argue, they conclude they are telling us.
We somehow become the confidants of these autobiographical narratives, witnesses before the mystery of possible lives that we are told, and beyond: their expectations, their sorrows, their stigma …. We are witnessing a phenomenon almost as old as the theater: the word comes alive in the mouth of the actor. It is more secret and shameful, it ignites and proclaims its undeniable truth, beyond borders, beyond forbidden. This is a necessity laid in the body: it must be embodied and said to relieve the silence which he is a scapegoat.
The non-Iranian actresses become spokespersons and doors, pain, close in distance. Through them, the echoes of the land of a thousand and one nights, a thousand and one thousand and one dreams and nightmares, resound to rip the veil. The staging is meant here a portrait of the transgression, the tension inherent in the confession under the prerogative of censorship. This is the difficult freedom that theater and art in general, be it the space of a fleeting instant, we can offer.
More Infos:
Dates: Wednesday, April 7 to June 17, 2010
Hours: 21:30
Location: Theatre Akteon
Address: 11 rue du Général Blaise 75011 Paris
Metro: Saint Ambroise, Voltaire, Saint Maur
Mail: autoportraits.iraniens@gmail.com
Website: www.monologuesiraniens.com
To book:
www.akteon.fr
www.billetreduc.com
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